En Vacances... suite...
Le lendemain matin, après une grasse matinée bien méritée, nous hésitions à aller nous baigner à la plage ou à nous promener. Les méduses ont finalement décidé pour nous et nous informe que la piscine de l’hôtel serait plus appropriée pour la première activité.
Nous faisons quelques pas et photos avant d’aller nous plonger dans l’eau chlorée, et de commencer à donner quelques couleurs à nos peaux encore trop blanches. Mais au loin, l’Italie nous appelle… Polo rugit de bonheur et nous chante « On the road again… »
Plusieurs heures, ponts et tunnels plus tard, nous arrivons aux abords de Gênes, dans un hôtel charmant. La faim nous tenaillant, nous nous apprêtons pour sortir. La soirée et fraîche mais agréable, la veste ne sera pas nécessaire, seul paréo sera de sortie et parapluie caché dans le sac, on ne sait jamais…
Nous dénichons alors, dans une minuscule ruelle, un petit restaurant romantique, parfait pour un dîner en amoureux. Et encore plus merveilleux lorsque nos papilles dégustent des plats meilleurs les uns que les autres. Ce fût un vrai dîner de roi.
Malheureusement, au moment de partir, la pluie se met à tomber et se transforme vite en averse, la température chute brusquement, finalement peut-être que la veste n’aurait pas été de trop.
La pluie redoublant, on décide d’aller d’abris en abris jusqu’à l’hôtel. Mais l’averse redouble, se transforme en orage et la pluie en grêle.
Finalement, nous rentrerons trempés jusqu’aux os, Feu Parapluie n’ayant pas survécue aux rafales de vents.
J’ai omis de vous dire que nous partagions l’hôtel avec des petits vieux (pardon, des personnes ayant un âge avancé) qui ont décidé de résider ici pendant leurs vacances.
Rappel : - le petit vieux est sourd, donc il écoute la télé si fort que le son traverse les murs
- le petit vieux se réveille à l’aube et, s’ennuyant, regarde la télé…
Dommage pour la grasse matinée… Après nous être assurés que Polo avait survécu à cette nuit grêleuse, nous partons donc en exploration, à la recherche d’une plage où ce qui s’en rapprocherait le plus, le sable n’existant visiblement pas en Italie. Seuls les galets acceptent que nous déposions nos serviettes de plage. Malheureusement (plus j’avance dans l’histoire et plus ce mot est récurent, bizarre), les vagues mêlées aux galets ne sont pas les amis de nos pieds, chevilles et tibias qui gonflent et bleuissent instantanément à leurs contact. Les vagues étant de plus en plus fortes et menaçantes nous décidons de nous plonger dans diverses lectures et mots croisés. Nous avons suite à cette journée compris tout le sens du mot rôtir. Et oui ! Sache public que si tu étales mal la crème solaire, tu penses malgré tout être protégé du Dieu Soleil mais en fait tu brûles aux endroits où tu n’as pas mis la crème ce qui donne un bronzage… bizarre ou étonnant (au choix)
Nous rentrons en fin d’après midi, à l’heure où tout le monde commence à te marcher dessus, qui est en fait l’heure sacrée de la sieste. L’heure où le gérant dort et il n’y a personne pour nous rendre notre clef. Faon joue alors avec la sonnette, un homme arrive en baillant et grommelant quelques mots d’italiens, sûrement pour nous maudire, nous et les 15 générations suivantes. Après avoir récupéré nos clefs en nous excusant 1000 fois et en finissant par comprendre qu’on aurait pu les récupérer nous-mêmes, nous allons prendre une douche et devenons les meilleurs amis de Dame Biafine®.Nous sortons dîner et nous installons à une terrasse où l’on nous apporte le menu. Après l’avoir parcouru, nous décidons de changer d’endroit assez vite avant qu’on ne vienne chercher notre commande et allons nous installer à la terrasse juste à côté afin de déguster une pizza. Nous ne regretterons jamais ce choix : en entrée nous avons pris une énorme planche de jambon cru, avec un melon et une boule de mozzarella (di buffala!), puis nous avons suivi avec un plat de gnocchi au pesto et enfin nous avons terminé par deux énormes pizzas. Et on ne pouvait plus marcher en sortant.
Polo ayant les pneus qui s’engourdissaient, nous supplie de reprendre la route. Nous partons alors en direction de Riommaggiore, charmant petit village très touristique, à flanc de falaise, donc composé essentiellement d’escaliers, de petites ruelles étroites et à notre grand bonheur de restaurant plus appétissants les uns que les autres. Polo ne pourra nous accompagner et profitera de la vue du haut de la falaise, les voitures étant interdites dans le village.